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Fais froid, non ?

Le 16/12/2012

Ecouter  
Chat au chaud !
Chat au chaud ! 

 

 

ET si on se réchauffait un peu, heing ?

 

Camille, il faut apprendre à penser dans les 4 dimensions !!!

Le 03/10/2012

Regarde la route, nomdidjou !!!
Regarde la route, nomdidjou !!! 

 

 

Et si vous aviez la DeLorean de Marty Mc Fly, que feriez-vous ?

 

 
  • Faire un peu comme le Voyageur Imprudent de Barjavel et aller, par exemple, tuer Hitler en 1933 ?
  •  Jouer au loto et gagner le gros lot chaque semaine comme Biff Tannen ?
  •  Réparer les erreurs, les oublis, les remords ?...
  •  Retrouver tout ce qui vous manque, et tous ceux qui vous manquent ? (des nuances impossibles à écrire en orthographe SMS…)

 

Coté rigolo-folklo, on donc a « Retour vers le futur », dans la veine tendre et nostalgique, on a « Peggy Sue s’est mariée », si vous voulez plus de muscle, un p’tit coup de « Terminator »…

 

En SF classique, on trouve « Le voyageur imprudent » déjà cité, « La machine à explorer le temps » de H.G. Wells, « La planète des singes » de Pierre Boulle.

 

La liste pourrait prendre facilement 4 pages… Bref, ya de quoi faire en matière de plagiat et redites.

 

 

Avec « Camille redouble », la réalisatrice-actrice Noémie Lvovsky reprend donc un thème classique usé jusqu’à la trame.

 

Pourtant, ce film est étonnant de fraîcheur, on sort de la salle porté par un petit nuage, avec de la douceur plein les doigts, comme quand on caresse un chat (mention spéciale pour le chat du film : il est magnifique !).

 

Le sujet est pourtant bien simple : Camille a la quarantaine bien entamée, c’est une comédienne qui n’a pas réussi à percer. Rongée par la déprime, elle est alcoolique. Son mari l’a quitte car il n’en peut plus de cette ambiance morbide. Sa fille est encore là, mais pour combien de temps ? Lors d’une soirée nostalgie avec des amies du lycée, elle a un malaise et se réveille dans les années 80 avec sa conscience de quadra du XXIème siècle. Que va-t-elle faire ?

 

Camille et Eric, déjà entre amour et haine...

 

Noémie Lvovsky procède par touches délicates pour évoquer beaucoup de sujets : l’amour, l’amitié, le destin, le refus du destin, les choix, les relations entre ados, ados et adultes, ados et parents, les vocations, les promesses, le temps qui passe, les remords, la nostalgie, … je dois en oublier !

 

Des petits coups de pinceaux anarchiques sur une vie troublée. J’appelle ça de l’impressionnisme cinématographique. La complexité d’une vie avec des moments drôles, tendres, graves (dans tous les sens du terme).

 

On en ressort secoué, car ce film aigre-doux est porté par l’optimisme et la désillusion.

 

Bouteille à moitié pleine : Visiblement, Camille a beaucoup appris de ce rêve-voyage dans le temps, elle semble partir d’un nouveau pied. Est-ce que ce sera réellement formateur ?

Bouteille à moitié vide : Cette histoire est aussi désabusée car il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien faire, au hasard, la mort…

 

Au lieu de tomber dans la facilité d’un Hollywood bas de gamme avec happy end, le film laisse la belle part au spectateur pour imaginer la suite.

 

La distribution est impeccable. Noémie Lvovsky et Samir Guesmi jouent leur rôles aux deux époques, et c’est une sacrée performance. A la fois pour Noémie Lvovsky qui oscille entre l’ado et la femme omnisciente, et aussi pour Samir Guesmi, jeune homme forcé à murir vitesse Grand V pour séduire cette fille irrésistible.

 

Judith Chemla, India Hair et Julia Faure, les amies de Camille sont volontairement typées pour évoquer des personnes que l’on a forcément connues. Elles sont la joie et la folie de cette histoire.

 

Des amies qui le resteront...

 

Yolande Moreau et Michel Vuillermoz sont des parents couleur sépia d’une infinie tendresse bienveillante.

 

"Jurez-moi de ne pas mourir !!!"

 

Denis Podalydès, prof de physique sensible, solitaire, fidèle, émouvant et vieillissant…

 

"La lumière est dans le passé..."

 

Courtes mais délicieuses apparitions de Mathieu Amalric en prof de français névrosé-obsédé-coincé et de Jean-Pierre Léaud en horloger-passeur. 

Léaud le Passeur

 

On lui doit d’ailleurs le moment clé du film : « Il faut avoir le courage de changer ce que l'on peut et la sagesse d'accepter ce que l'on ne peut changer. »

 

...Tout ça pour ne pas se laisser aveugler par les lumières du passé qui, de toute façon, n’existent plus…

 

 

Iron Sky : Croix de Fer, Croix d'Acier, si je mens, je vais sur la Lune...

Le 19/09/2012

On viens en Paix... c'est c'la, oui...
On viens en Paix... c'est c'la, oui... 

 

 

(déjà paru sur le Déblocnot' que je vous conseille fortement : http://ledeblocnot.blogspot.fr/)


« Peut-on rire de tout ? » se demandait Pierre Desproges face à Jean-Marie Le Pen quand celui-ci n’était encore qu’une curiosité du petit écran des années 80 débridées comme le pot de ma moto-bylette 80 cc.

 

Dans cette décennie bling-bling avant l’heure, on ne se pausait pas la question : on se marrait, point barre !

Dix ans plus tard, une amorce de retour à la morale malgré les résistances des Nuls, de De Caunes-Garcia et autres furieux 90’s.

Le nouveau millénaire post 9/11 a le rigologramme à zéro, tout est redevenu tabou à cause d’une épidémie de bien-pensance galopante.     Quel ennui…

 

Alors quand une bande de vikings mal élevés débarquent avec un truc aussi inattendu que « Iron Sky », on applaudit des 4 mains, retrouvant ainsi une nature simiesque, naïve et sincère face au spasme zygomatique que des pisse-vinaigre bio ont définitivement rayé du genre humain.

 

En 2018, une expédition lunaire est organisée par les USA dans un but délicieusement propagandiste : « A black man on the Moon ? Yes we can ! ». En plus d’envoyer un homme noir dans l’espace, il s’agit en fait de trouver des gisements d’hélium-3, qui est comme chacun sait l’isotope à deux protons de l’hélium promettant des lendemains joyeux et sans pétrole.

Manque de pot, ya déjà du monde. Et pas les plus pacifiques, puisqu’il s’agit de nazis. Comme c’est pas de chance…

 

A partir de là, on découvre la tentative de revanche des nazis réfugiés sur la face cachée de la Lune. Pink Floyd, une fois de plus était visionnaire, il se passe bien des choses sur la « Dark side of the Moon ».

 

  • Rire des nazis ? Yes we can !

On apprend que « Le dictateur » de Chaplin est le film préféré du Führer. Si, si. Enfin… les 10 minutes élégiaques où Chaplin joue avec le globe terrestre. Le reste du film a été perdu. Ach ! Gross Malheur !!!

Une charmante professeure apprend aux enfants que les nazis vont revenir sur Terre pour sauver le monde, apporter la Paix et leur immense savoir pour libérer les nations de la pauvreté et la maladie. Comme c’est beau !

 

  • Rire du racisme ? Oui patwon !

La stupeur et le dégoût des bons aryens face à la découverte de l’astronaute noir. Leur candeur serviable, leur bonté, leur générosité pour le transformer en blanc, blond aux yeux bleus est tellement touchante.

 

  • Rire des américains ? « No problemo ! » comme dirait Bart Simpson.

La révolution démocratique est bien en route, puisque après avoir élu un noir à la Maison Blanche, le peuple américain y a amené une femme… qui ressemble étrangement à Sarah Palin en presque aussi énervée.

 

  • Rire de la démocratie ? Chargeeeeeeeeez !

Des nazis partis en éclaireurs sur la Terre vont devenir les conseillers en communication de la présidente yankee en campagne de ré-élection.

 

 

  • Rire des institutions ? Yeeehaaaa !

L’ONU en prend plein son grade. Tout n’est que coups bas et mensonges…

 

  • Rire du nationalisme ? Gaaaaarde à vous !

Entendre l’hymne déclanche chez les nazis le réflexe de se mettre justement au garde-à-vous et de le chanter à tue-tête. Un bien bel exemple pour nos sportifs si peu respectueux.

 

  • Rire de la guerre ?

Une magnifique opportunité pour une ré-élection. Quelle aubaine !

 

 

A un moment, on ne rigole plus. Lors du bombardement de la Lune qui a des échos sinistrement familiers, toujours les mêmes qui subissent… Ce film loufoque reste de bon goût et ne franchit pas la ligne jaune.

 

 

Un film donc très drôle, bien filmé, bien joué et bien dirigé. Pourtant, avec tous ces allemands au générique, on pouvait craindre le pire.

Ouf ! On est aussi éloigné de Derrick que possible.

  (... Mon oeil !!!...)

Un vrai film indépendant, monté loin des studios esclaves de la bien-pensante pensée unique où tout finit bien tralala-itou ! Et pour cause, en plus de studios finlandais, allemands et australiens, la production a reçu le concours d’internautes qui on cru dans ce projet dingo, rassemblant ainsi environ un million de dollars.

 

J’ai eu l’occasion de le voir en avant-première. Vu le circuit de production on ne peut plus exotique, il y a peu de chances d’avoir de la promotion-réclame sur TF1 et France 2. Peut-être sur Canal + qui a l’air un poil impliqué. Je crains que ce petit bijou irrévérencieux passe directement à la case DVD.

 

Si vous le voyez, jetez-vous dessus, quitte à écraser votre voisin, il le mérite bien, il n’est même pas aryen !

 

Un tour sur le site officiel : http://www.ironsky.net/

 

La bande-annonce (que vous pouvez voir sur le site, mais dans mon Infinie Bonté, je vous épargne des clics ravageurs et vous éloigne d'un syndrome carpien fatal...)

 

 

Cowboys et envahisseurs

Le 03/09/2012

Ca change de "Cow-boys et indiens"...
Ca change de "Cow-boys et indiens"... 

 

Y a quand même un truc étrange avec les 'tits z'hommes verts... Messieurs Welles et Wells (Herbert George, et p'is Orson) en ont causé, d'abord au 19ème siècle pour HG, Orson a la radio dans les années 30.

A part ces deux illuminés quasi homonymes, qui d'autre ?

… Si ! L'architecte anonyme des pistes de Nazca au Pérou. Et peut-être ses contemporains sculpteurs qui mettaient des casques intégraux de moto GP sur les guerriers des bas-reliefs des temples (du Soleil).

Il a fallu attendre 1947 pour qu'un pilote de coucou américains (le pilote ET le coucou) voient des « chôses » bizarres voler devant des yeux ébaubis de redneck abreuvé de Bud.

Avant, franchement, c'est l'néant.

 

D'où l'idée rigolote de Joel Silver et Jon Favreau de mêler deux grands mythes yankees : le western et les soucoupes volantes. Mulder & Scully vont faire coucou à Onc' John Wayne

Pourquoi pas ?

Une telle confrontation ne peut qu'apporter du sang neuf dans un genre usé jusqu'à la corde (de pendu) et un peu de pep's dans une mythologie désuète depuis le 09/11.

Voilà pour l'idée de la recette.

 

Voyons maintenant les ingrédients.

 

Un beau blond aux yeux bleus : Daniel Craig. Celui qui a ressuscité James Bond après des décennies de mauvais traitement (encore que le court intervalle de Tim Dalton avait de la gueule).

Personnage secret, carrément mystérieux. Qui est-il ? D'où vient-il ? Ou va-t-il ? Il n'est pas bourré, il ne sort pas du bar, et il va coller des mandales en mode rafale à tous les crétins qui regardent d'un peu trop près son blaze !!!

 

(un p'tit air d'Iron Man, vous ne trouvez pas ?...)

 

 

 

 

 

Un autre ex-beau blond, devenu vieux, mais avec une sacrée gueule : Harrison Ford. Excellent choix. Un type qui sait réparer une hyper-propulsion avec un trombone et du papier collant saura forcément s'en sortir dans une telle aventure.

 

 

 

 

 

 

La délicieuse présence féminine (quel est le cuistre qui a dit « potiche »???), Olivia Wilde, est une ancienne interne de l’hôpital Machin-Bidule dans le New Jersey où elle a supporté les humeurs et la bile d'un chef de service claudiquant autant que méchant.

 

 

 

 

 

 

Voilà, sur le papier, c'était le tiercé gagnant de l'été 2011. En guise d'échantillons, on a eu une bande-annonce qui pétille plus que du champagne à l'ecstasy. D'abord de la baston en 3D et audio 5.1 Haute Définition, de quoi combler d'aise le geek frénétique de coup de triques inter-galactiques !!! Ensuite, la promesse de voir l'héroïne un peu plus dénudée que les sept dixièmes de secondes de ce (strip) tease(r) infernal. Garçon ! Un tonneau de bromure, siouplé !!!

 

http://www.youtube.com/watch?v=lwJ_i1N-Rr8

 

 

A l'arrivée, c'est à peu près aussi excitant que les hamburgers vedettes en série limitée du Quick ou du Mac Do'. Et c'est là qu'on se dit... Damned ! Pourquoi suis-je si bête ?

 

Car ce cocktail improbable avait bien un potentiel digne d’une mine d’or, mais là où ça coince principalement. Le cocktail ressemble en fait à un mélange d’huile et d’eau : en un mot, ça ne prend pas. Ca reste un western ET un film de SF.

 

Tant que ça reste du western, jusqu’à la moitié, c’est pas mal du tout. Une copie assez fidèle des westerns spaghettis grande époque. Le héros est un salaud, son ennemi aussi, où sont passés les gentils ? Zut… y en a pas… Et c’est ça qui rend le truc sympa !

 

La 1ère apparition des aliens est bluffante. Ouaaaaaaaaaais !!! Jubilation intense : ça va dépoter férocement !!!

 Ben, non… au fur et à mesure que les aliens montrent le bout de leur groin, on y crois de moins en moins. La surprise se dégonfle comme un soufflé dépressif et devient à la fin pas plus attrayant qu’une crêpe trop cuite et refroidie.

 

La motivation des aliens rejoint celle des humains : de l’or, de l’or, encore de l’or. Du coup, ça les met au même niveau que les chimpanzés que nous sommes… Damned !

 

D’ailleurs, ils ne sont pas très très beaux ces extra-terrestres, ou plutôt pas assez vilains ? Non, ils ne sont pas assez effrayants, voilààààààààà !

Le mètre-étalon en matière d’alien flippant reste justement l’Alien avec un grand « A » du sieur H.R. Giger. Mais plus récemment, la bestiole de « Super 8 » était pas mal du tout. Comme quoi, quand on veut, on peut !

 

L’attaque commando des cow-boys alliés temporairement aux indiens donne plutôt envie de les qualifier de « bergers  + peaux-rouges » tellement l’impact est faible.

 

Est-ce le mélange des genres qui portait en lui l’échec en gestation ?

 

Pas forcément. Je me souviens que mon père qualifiait « Star Wars » de western galactique. Il n’avait pas tort, on y retrouvait pleins d’ingrédients : héros solitaire, duels, jeune femme à sauver, attaque de l’Etoile Noire = attaque d’un Fort ennemi. Bon, d’accord, c’est un peu capillo-tracté et on retrouve aussi ces ingrédients dans les romans moyenâgeux. Et alors ? Le western est une version ‘ricaine des tragédies antiques.

De toute façon, l’équation Space Opera = Space Western tient assez bien la route du raisonnement tortueux et malhonnête de ma démonstration. « Galactica », c’est-y pas un western aussi ?... Bon, OK, j’arrête avec ça…

 

« Mad Max », plus récemment « Le livre d’Eli »« Resident Evil : extinction »« Le fléau » (de Stephen King), la série « Jericho » sont des westerns post-apocalyptiques.

 

Je parlais des « Mystères de l’Ouest » : James Bond chez les cow-boys, mélange de genres.

Il y a aussi « Retour vers le futur III » : voyage dans le temps, mélange de genres, la suite.

« Mondwest » dans les 70’s, film d’anticipation avec des robots destroys, certes, MAIS dans un univers essentiellement far-west.

 

Tout ça pour dire que le mariage de la carpe et du lapin peut marcher.

 

Là où Favreau s’est planté, c’est dans la partie SF trop faiblarde par rapport au début western.

 

Bons points (ou poings ?) pour :

 
 
  • Daniel Craig, salopard amnésique, qui hésite toujours entre sa part intrinsèquement immonde d’ancien gangster et sa nouvelle droiture conséquente au re-formatage de sa cervelle. Ou pour faire plus simple sa nature de type bien avec des instincts de brute.

 

 
 
  • Harrison Ford cabotine avec des références à Han Solo et Indiana Jones, le coté voyou en plus. Il assume son âge, ce n’est pas plus mal, c’est surtout largement moins ridicule que les « Expandables » qui dégomment tout à plus de 60 piges…

 

 

Olivia Wilde méritait quand même bien plus que la suggestion de son apparition nue sortant des flammes… Dommage…

 

 

 

 

 

Michel Gondry, le doux rêveur...

Le 26/08/2012

Je suède, tu suèdes, il suède, nous suèdons,... Ne m'oublie pas...

Je suède, tu suèdes, il suède, nous suèdons,...
Je suède, tu suèdes, il suède, nous suèdons,... 

 

Michel Gondry est un rêveur dingo. Jettez un œil sur ses clips vidéos : « Comme un caillou qui roule » ou ceux de Björk, ça donne déjà une idée de la configuration neuronale particulière du monsieur.

http://www.dailymotion.com/video/x2bucc_the-rolling-stones-like-a-rolling-s_music?search_algo=2

 

Le zouave a fait des clips, des pubs… Bref, encore un de ces excités qui fait des films comme on vend des voyages en avion ou de la vodka, serez-vous tentés de soupirer… Comme je vous comprends ! Les années 80 en ont balancé de ces réalisateurs tout en frime, le meilleur exemple repassé récemment sur une chaîne TNT-esque (it’s dynamaaaaïïïte !) est Russel Mulcahy avec son « Highlander ». C’est pourtant le meilleur de la série, le dernier film avec  Christophe Lambert avant qu’il ne se nanardise totalement. Oh, nom de Zeus, comme ceci a mal vieilli…

 

Gondry, c’est tout autre. Je donne rendez-vous à « Eternal sunshine of the spotless mind » dans 20 ans. Je suis prêt à parier que ce film aura gardé de sa charge émotionnelle. Les effets de mise en scène ne sont pas ancrés dans les années 2000. Et l’histoire est tellement belle. Elle renvoie à tellement d’expériences que tant de monde a pu vivre ; à commencer par toi, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ; et toi aussi, délicieuse lectrice, toi que je ne pourrai jamais autant toucher que le rustre que tu t’es choisi pour idéal…
 

http://www.dailymotion.com/video/xpx7kq_eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-bande-annonce-vf_shortfilms?search_algo=2

 

Gondry offre à Jim Carrey l’un de ses plus beaux rôles de sa face « sérieuse et émouvante ».  

Introverti, timide et maladroit, Joel Barrish est l’emblème de tous les garçons qui restaient bloqués face aux filles, non pas par bêtise, mais par un respect paralysant : « …qu’est-ce que je peux lui dire ?... non, pas ça, c’est trop bête, ça serait la prendre pour une conne… »

 

Face à Joel, Kate Winslet est Clementine, tout son contraire : exubérante, pétillante,  du Champagne secoué et bien agité.
Alors, l’histoire des contraires qui s’attirent et se complètent, gnâ-gnâ-gnâ… Ca marche dans les films, oui, pas dans vraie vie !!! Sad, but true…

Ca foire donc leur histoire… Clémentine choisit de faire effacer ses souvenirs par une entreprise qui trafique le cerveau pour dégommer nos expériences fâcheuses. Du Total Recall à l’envers, quoi.
Quand Joel  découvre ceci après leur rupture, il décide de faire de même, ultime dépit mimétique de l’ancien amant.
Sauf que pendant l’intervention qui a lieu sous anesthésie, bien qu’inconscient, Joel change d’avis. Il va lutter contre le processus de destruction de souvenirs, il va se battre, car finalement, même séparé d’elle, il l’aime encore. … Excusez-moi, je m’arrête 2mn, je vais me chercher des mouchoirs, c’est trop émouvant… snif…

 

Mélange de rêves, de souvenirs, qu’est-ce qu’un souvenir, si ce n’est un rêve que l’on se repasse en cinémascope à 4 heures du matin ? « Eternal sunshine… » est un bonbon acidulé qui nous laisse un gout amer.

 

Pour son deuxième film américain, « Soyez sympas, rembobinez », l’ami Gondry donne dans la nostalgie attendrissante (pléonasme, je sais).

http://www.dailymotion.com/video/x4grrb_official-teaser-soyez-sympas-rembob_shortfilms?search_algo=2

 

Danny Glover est Mr Fletcher, un vieux gérant de vidéoclub à l’ancienne, comprenez : cinéphile averti. Il loue encore des VHS alors que le DVD a gagné la bataille technologique depuis longtemps. Il connait personnellement tous ses clients, c’est aussi une encyclopédie du cinoche. On va chez lui aussi bien pour voir un Chaplin que « SOS Fantômes ». Hééééé oui… ces vidéoclubs qui avait un choix de film énooooorme…

 

Le vieil immeuble qui abrite le magasin de M. Fletcher est rongé jusqu’à la moelle. Il doit être détruit pour y mettre un centre commercial. Une partie de l’histoire du quartier s’en va. Le club qui s’en disparait, ce sera aussi la mémoire culturelle cinéphile qui s’évanouira.

Peinture idéalisée d’un quartier idyllique où tous les gens se connaissent et s’aiment bien, où les voyous se font remettre en place simplement en leur tirant l’oreille (bon, d’accord, une clé de bras). Encore du rêve, M. Gondry ?.. . Oui, encore du rêve… Mais ça fait du bien, tellement de bien… Ca change des vieux acariâtres qui font la gueule du soir au matin, des jeunes susceptibles qui réclament du RESPECT en te gueulant dessus à 85 db…

 

Jack Black est Jerry, un doux dingue (quelle surprise !) qui accidentellement efface toutes les VHS du magasin. En l’absence de M. Fletcher, Mike, son fils adoptif panique totalement !!! Le club est fichu, comment faire ???

Commence là une idée complètement farfelue, absurde, mais tellement drôle et sympathique : refaire avec les moyens du bord les films détruits ! Les clients ne sont pas si dupes, mais ils adhèrent au concept loufoque, et c’est un succès. Un tel succès qu’il pourrait permettre à M. Fletcher de racheter son local et bloquer ainsi la destruction de l’immeuble.

Malheureusement, suite au succès de ces films « suédés » (néologisme décrivant le procédé de « remake artisanal ») le FBI l’apprend et décide d’agir en détruisant tous les films au nom du Copyright :
Amen.
Ite missa est.
Autrement dit, c’est fichu, il n’y aura jamais assez d’argent pour racheter le local avant la date buttoir. Il faut mettre la clé sous la porte.

 

En ultime soubresaut communautairement solidaire (et réciproquement), un film racontant la vie de Fats Waller va être tourné avec tout le monde, chacun y participera. Documentaire totalement fictif, car Fats n’a jamais habité ce coin, il reste dans la tradition de la jolie fable que racontait M. Fletcher à Mike. Belle histoire car Fats Waller était un bon vivant, sa musique était belle et joyeuse, et en disant qu’il était né dans l’appartement au dessus du vidéoclub, M. Fletcher apportait de la joie et de la bonne humeur au p’tit orphelin qu’il avait recueilli.

 

L’histoire se termine avec la projection de ce film amateur et approximatif, c’est un succès. Et aussi un énorme malentendu, car dehors, les spectateurs qui voient le film sur l’écran blanc sans entendre le son s’esclaffent sur la dernière scène : la mort de Fats Waller. Ils ne comprennent pas… ils ne comprennent pas que tout est fini…