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Raoul t'appelle !!!

 

RP est à la pointe des revendications : la preuve. Posture royale mieux que la Quouine Elizabeth Comment porter le kilt avec classe (et rangers destroy). Diabolo, fais quelque chôôôôôzzzzzeuuuuhhh !!!! Plus qu'au gorille, gare à la tarte !!!

RP est à la pointe des revendications : la preuve.
RP est à la pointe des revendications : la preuve. 

 

(Merci et pardon à Michel Audiard pour le pillage éhonté de certaines de ses répliques les plus célèbres)


Aujourd'hui, à l'occasion de leur dernier album, "Yes futur", je vais vous parler d'un groupe majeur : Raoul Petite.


(… silence dans la salle... puis intervention du délégué zélé des ignorants, ignorantus, ignoranta, ignorantum, ignorantii...)


  • Et c'est-y quoi qu'ils font comme zic, ces raouls là ? Du rock ?

  • Y en a.

  • Du funk ?

  • Y en a aussi !

  • Du reggae ?

  • Y en a encore !!!

  • Du jazz ?

  • Y en a toujours !!! Raoul... ben, c'est du raoul. C'est clair, non ?

  • ...euh, pas vraiment.

  • Alors, comme ça, tu connais pas Raoul ? Mais tu vas avoir un réveil pénible. Il va te travailler en férocité zygomatiquesque à coup de lattes dans le bide si tu te marres pas. Les coincés de la feuille, il les soigne, il va te coller une ordonnance sévère. Tu demanderas pardon, et au garde-à-vous. Et pis t'iras revendre tes CéDé d'Obispo et plus vite que ça ou alors y va t'essploser les tympans et te les éparpiller en p'tits morcifs façon puzzle ! Quand on fait dans le TF1-M6-NRJ-Skyrock, il correctionne p'us, il dynamite, il disperse, il ventile !!!


Donc, à l'intention des non-entendant, des non-comprenant, des non-entravant, des non-réfléchissant, voici une approximation quantique de ce qu'est « Raoul Petite ».


Et j'écris bien « quantique » et non pas « cantique ».


Le Cantique des cantiques est en effet, et c'est à ce titre exceptionnel, un programme de joyeusetés assumées dans un livre qui recommande sans parcimonie le serrage de ceinture par-ci et l'aplatissement de lolos par-là; au risque de décevoir les hypothétiques batraciens de bénitier égarés sur ces pages de brebis tout aussi perdues, mais en toute connaissance de cause pour elles, mon propos n'est pas de vous chanter des « Allez Louya » même si c'est une équipe formidable, or détestant le foot, j'y suis totalement étranger, je laisserai donc ces débordements d'optimisme à d'autres hères d'une autre ère et aborderai en prenant garde de ne point l'affecter, d'où ma référence aux phénomènes quantiques, et ce, avec la grande humilité que m'autorise mon mètre quatre-vingts deux, l'étude d'un phénomène malheureusement atomique sur le plan du succès commercial et jovialement galactique à l'échelle du talent.


Mais laissez moi d'abord respirer un peu, je vous prie.


« Raoul Petite » , une bande de grands malades comme on rêverait d'en croiser dans le métro ou la rue au lieu des succédanés d'originaux en descente de soirée mal arrosée qui éructent des flatulences en guise de paroles rebelles. Et je ne parle même des artistes poussifs en accordéon, non, non, juste des crétins bourrés à l'alcool de bois qui libèrent la chasse d'eaux usées de leurs pensées putrides dans les oreilles reconverties en fosses sceptiques des pauvres voyageurs qui ne leur ont rien demandé.

(Plus je prend le métro, plus j'aime ma moto, et je demande pardon aux écolos)


« Raoul Petite » est de la même planète que Frank Zappa aux USA, « Quartiers Nord » à Marseille ou « Odeurs » période « 1981 : No sex » à Paris. Une planète peuplée de zycos excentriques qui déconnent sérieusement, mélangent humour, musique, le tout à un très haut niveau.


Et pas à trois ou quatre, naaaaaaaan, c'est une tribu !!!

Des choristes, mais sans Jugnot, des cuivres, avec du groove, vous en voyez beaucoup sur scène ?


« Raoul Petite », c'est surtout Christian « Carton » Picard, pas vraiment chanteur, mais surement frontman, surréaliste affiche de la folie de cette bande de zoauves à géométrie variable. Carton est le liant, la mémoire, celui qui assure la continuité conceptuelle du groupe.

Et le turnover des autres zycos n'est pas un sujet d'inquiétude : un musicien qui arrive dans cette bande se fait tout de suite « raouliser »


Mais, mes braves, mes bons et fidèles décrypteurs, cet article alambiqué n'est qu'une tentative cuistresque d'approcher la réalité de Raoul. Voici quelques extraits pour mieux appréhender le Phénomène et surtout l'injonction sans appel d'aller les voir s'ils passent par chez vous.


Hop !



Présentation : http://www.youtube.com/watch?v=9OX0AK4t0nM


Tout en mouvement : http://www.youtube.com/watch?v=iHV-9O8zc14


Voisine : http://www.youtube.com/watch?v=g4hiBQO_TU4


Mammouth : http://www.youtube.com/watch?v=U6vWyvNI7c8


Le meilleur solo de batterie in ze world ! http://www.dailymotion.com/video/x60xrj_raoul-petite-les-poules_music


Molosse : http://www.youtube.com/watch?v=q_-LZkukdeA


Y en a marre ! http://www.youtube.com/watch?v=xY_doHx84_g


Et n'oubliez pas leur site : http://www.raoulpetite.com

 

Code Source : 8 mn sans fin...

 

...Run, rabbit, run... (Pink Floyd)
...Run, rabbit, run... (Pink Floyd) 

 

-          Connaissez-vous David Jones ?

-          Davy Jones, le capitaine du Hollandais Volant dans le Pirate des Caraïbes ?

-          Naaaaaan !!! David Jones… (soupir)…

-          …Ben, non… kisséssuila ?

-          Sache, ô misérable shooté à l’alcool de bois et pourfendeur des belles lettres à coup de touches caoutchoutées que David Jones est le vrai nom de David Bowie.

-         

-          Tu ne connais pas non plus ? Alors, retourne gaver tes oreilles de chou radioactif et le petit pois qui te sert d’encéphale avec les musiques 100% OGM de M6 et TF1

Et pourquoi que je cause de Bowie ? …

Je sais, j’écris mal aujourd’hui, mais c’est pour me mettre à la hauteur du gazon anglais qui chatouille les dessous de bras des égarés de Skyrock et autres sommités culturelles de notre temps. Bien, évidemment, adorable lecteur mon semblable, mon frère, tu n’étais pas visé.

Donc, que vient faire ce cher Ziggy dans cet article ?

Et quand je cause de Ziggy, il s’agit forcément du Martien à cheveux rouges du début des 70’s et absolument pas de son homonyme édulcoré à la sauce « Platement dont le bâton chevelu de Berger » avait détourné l’usage premier de révolte rock à l’esthétique glam affirmé.

Et ben, le Beau David a un fils qui s’appelle Duncan Zowie Heywood. Le gamin choisit de se faire plutôt appeler « Duncan Jones » au lieu de « Zowie Jones », on se demande pourquoi.

Il est moins beau que le père. Je mentionne ceci afin de faire fuir les derniers ratatinés du bulbe qui ont échoué ici suite à un clic malheureux sur le site de « Voilà, le magazine des photos floues qui vous flouze »

 

Donc, après cette intro laborieuse, voici (et non pas voilà) des infos sur Duncan Jones, réalisateur de cinéma, au moins aussi doué que son père, pas au niveau de la zic, mais plutôt des images.

 

Son premier film « Moon » est scandaleusement passé à la trappe vidéo en France. Pas de sortie en salle, pas de promo, directos en DVD et VOD. Et pourtant, c’est un petit bijou de SF parano, un joyau de « Philip-K.-Dickerie » comme on en voit pas souvent.

Aucun budget ou presque. Pas grave, Duncan n’a pas besoin de faire sauter la moitié de la Terre puis de l’engloutir pour être crédible. Une bonne histoire, un excellent acteur en la personne de Sam Rockwell, et avec ça, il vous concocte une merveille de film indépendant pas chiant et très convaincant. Désolé, Roland, toi, t’en fais pas autant !

Encore une fois, je vais faillir à ma tâche de chroniqueur en NE vous racontant PAS « Moon » histoire de ne pas gâcher votre plaisir.

Regardez-le, c’est un ordre !

 

En ce printemps 2011, à un an de la catastrophe prophético-emmerichienne à la sauce maya garantie 100% pure miel, Duncan Jones nous livre « Code Source ».

Deuxième essai transformé de cet anglais décidément doué. Si, si.

Ca ressemble à « Un jour sans fin ». Le fun en moins, la tension en plus. Ici, il ne s’agit pas de revivre la même séquence pour devenir meilleur, mais pour sauver toute une ville. Ce zouave de Bill Murray nous faisait marrer à nous blinder les abdos. Le pauvre Jake Gyllenhaal nous fait une peine immense face à une machine scientifique inhumaine.

« La fin justifie les moyens. Mais qui est-ce qui justifiera la fin ? » se demandait Albert Camus.

On est en plein dans cette réflexion. Seuls les cœurs de pierre massacrant les cobayes à la chaine ont la conscience tranquille le matin en se brossant les dents.

 

L’âme, la pensée, l’esprit. Une idée ou une réalité ? Peut-on changer de corps comme on copie les données d’un ordinateur à l’autre ? Un vieux truc de SF, ici un brin dépoussiéré avec brio.

 

Les réalités alternatives, les mondes parallèles. Encore un grand fantasme SF, mis au service d’un scenario tiroirs que l’on ne cesse de fouiller pendant 1h33.

 

Et tout ça fait avec finalement peu de moyens, mais surtout une grande intelligence.

Mordus d’effets spéciaux CGI machins-bidules, passez votre chemin, y en a pas, ou si peu.

Les autres, les férus d’histoires tortueuses et belles comme une route corse : Welcome !

 

 

Philosophie archéologique à 2 balles sur fond musical

 

Parlez-moi de votre enfance...
Parlez-moi de votre enfance... 

C'est étonnant de voir comme notre esprit ressemble à un site archéologique. Une cité vieille de 10 000 ans aurait autant de mystères. Il est tout aussi difficile de retrouver les premières fondations de la Colonie Mythique comme notre Nature Première. A mesure que le temps passe, on oublie les traces du passé, défait, recyclé, reconstruit en d'autres édifices plus adaptés au temps présent, et futures ruines d'un avenir pas si lointain.

 

C'est décourageant de rechercher cette « nature première » de notre ego, tant le parcours est semé d'embuches, et surtout quand on atteint le big-bang de notre mémoire. Il semblerait que la mémoire arrive avec le langage, support d'expression durable de notre pensée. Retourner dans nos souvenirs avec notre regard d'adulte est un exercice certes intéressant, mais biaisé. Nous ne sommes plus pareil, et notre vécu influence l'expérience introspective tout comme le physicien perturbe le champ d'action de son expérience. Et pourtant quelle expérience enrichissante, même si elle est dure à entreprendre.

 

Cela devient exaltant de découvrir une trame de base, la petite musique sous-jacente qui anime notre vie. Une mélodie brute, naïve, primitive, mais unique: nous, et personne d'autre.

A partir de cet instant, le travail essentiel de notre archéologie intime va consister à trier et ordonner les couches temporelles de notre histoire.

 

Au fur et à mesure de nos découvertes, il est rassurant de voir se dégager le fil conducteur de notre nature dans bon nombre de nos actes.

 

Devenir libre, c'est retrouver notre mélodie et la jouer pleinement, la développer selon nos désirs.

 

 

Allumer le feu : une leçon de vie à l'échelle planétaire

 

Ou lui ? Non, c'est LUI !!! ... Peut-être ?... Est-ce lui l'Inspirateur ?

Ou lui ?
Ou lui ? 

 

Voici une tentative d'interprétation d'un magnifique poème chanté avec force et vigueur par un Héraut Immortel, Jean-Philippe Smet, Seigneur de Wallonie, Pair de France, Suzerain d'Helvétie, Maître du Rocher.

 

1ère strophe :

« Tourner le temps à l'orage
Revenir à l'état sauvage
Forcer les portes, les barrages
Sortir le loup de sa cage
Sentir le vent qui se déchaîne
Battre le sang dans nos veines
Monter le son des guitares
Et le bruit des motos qui démarrent. »

 

« Tourner le temps à l’orage » parait ambigu, est-ce le constat d’impuissance du météorologiste face aux éléments et à l’ire du bas-peuple toujours méprisant de son savoir pourtant ancestral et confirmé par des modèles mathématiques complexes issus des recherches les plus abouties de la Théorie du Chaos ? Ou bien s’agit-il d’une annonce d’un sort funeste jeté à la face du monde par une divinité implacable tel le Raiden de Mortal Kombat, magnifiquement interprété par Christophe Lambert ?

Le deuxième vers « Revenir à l’état sauvage » nous confirme qu’il s’agit bien de Pouvoirs sur les Elements, car ce vers annonce une deuxième volonté ébauchée dans le premier vers.

 

« Forcer les portes, les barrages », le but devient clair, Raiden est de retour, et il n’est pas content, et on va prendre cher ! Y a du tsunami dans l’air, et faut arrêter les centrales nucléaires, même si les françaises sont les meilleures du monde, loin devant les russes, les yankees, les japs.

 

A moins qu’il ne s’agisse d’Aang, le Maître de l’Air, le dernier Avatar.

Raiden ou Aang ? Le décor est posé. Avançons dans la connaissance de ce mystérieux et puissant personnage.

 

« Sortir le loup de sa cage » ou la volonté de libérer la nature de son joug. Nature trop souvent opprimée par l’Homme Blanc, coupé de sa Terre Nourricière dans sa recherche de Pouvoir et de Maîtrise sur les Eléments, pendant que la Femme Blanche l’attend au coin du feu et prépare un infâme ragout de racines et tubercules vaguement agrémenté de graisse de mammouth tout en maugréant à propos de son compagnon toujours occupé à jouer aux osselets avec les autres primates à gonades apparentes. Le Loup va sortir, et lui aussi n’est pas content. Libérer le Loup, c’est rendre à la Nature sa place prépondérante, reconnaître avec humilité la faiblesse du Singe Nu et retourner se planquer dans les cavernes que nous n’aurions jamais du quitter.

 

« Sentir le vent qui se déchaine » montre une inclinaison naturelle vers une force toute juvénile que seule Aang peut afficher. L’Avatar est à l’origine de ce poème échevelé, mais aucun rapport avec les Schtroumpfs de James Cameron, on cause de l’Avatar au crane rasé avec une flèche sur le front.

 

« Battre le sang dans nos veines ». Face à l’excitation ressentie dans ce Maelstrom Elémentaire, le rythme cardiaque ne peut qu’augmenter, sauf chez les moines contemplatifs des lamasseries les plus reculées du Tibet qui attendent la Grande Vague prévue pour la fin 2012 comme l’a si bien pressenti Roland Emmerich dans son œuvre magistrale éponymement numérique à tous points de vue : « 2012 » (pour ceux qui ne suivraient pas). Mais la référence culturelle aux grands classiques de l’Horreur pointe le bout de son nez et donne à ce vers une richesse inouïe : Dracula, en plus de son nez aquilin comme l'Horreur sus-nommée, pointe aussi le bout de ses canines face au Loup avec un air de défi assumé !

 

« Monter le son des guitares ». N’en déplaise aux batteurs qu’il faut détruire comme le rappelait Caton le Grand à chacun de ses discours « batterum delenda est », ni les bassistes avec leur pauvres 4 cordes tout juste capables de faire vomir le 1er rang, et encore moins aux pianistes infoutus de jouer debout sans se dandiner dans leur chaussures trop petites, la Guitare, et surtout électrique, est l’instrument de rébellion qui manquait aux révolutionnaires de 68, alors qu’il leur suffisait de balancer du Jimi Hendrix et du Cream à fond à fond à fond dans la sono en lieu et place de slogans poussifs et abscons.

 

Donc, Aang, l’Avatar, en plus d’être un Maître de l’Air, de l’Eau, et du reste dans les quelques épisodes à venir, Aang, donc, est un motherfuckin’ guitar player. C’est sûr, ça va chier quand il va monter le son du Marshall 3 corps et triturer les cordes de la Strat… Attention à l’Eau, toutefois pour ne pas prendre le jus…

 

« Et le bruit des motos qui démarrent ». Tout guitariste ayant écouté Jimi Hendrix et Eddie Van Halen sait combien il est plaisant d’imiter le bruit d’une moto avec une guitare équipée d’un vibrato à blocage ou non : http://www.youtube.com/watch?v=fChpT1mXJZc

Mais est-ce qu’une Harley peut imiter le son d’une gratte ? Hé non… Quelle tristesse, quelle désillusion, c’est peut être pour ça que les bikers affichent des mines déconfites à longueur de journée ; leurs rutilants engins ne peuvent pas faire vibrer leur fibre artistique autrement que par des rapides secousses rythmiques mais non sismiques dans la selle de leur bécane pour le grand plaisir de leurs copines qui disposent ainsi d’un sex-toy bien plus efficace que leur bedonnant compagnon.

 

Refrain :

« Il suffira d'une étincelle
D'un rien, d'un geste
Il suffira d'une étincelle,
Et d'un mot d'amour
Pour
Allumer le feu (bis)
Et faire danser les diables et les dieux
Allumer le feu (bis)
Et voir grandir la flamme dans vos yeux
Allumer le feu »

 

Le début du refrain montre bien à quel point l’équilibre fragile peut être rompu. « Une étincelle », « un rien », « un geste ». Un déchaînement d’Entropie à la portée d’une ellipse, d’un battement d’aile de papillon, autre manifestation de la Théorie du Chaos chère aux mathématiciens depuis une quarantaine d’années.

Mais que vient faire le « mot d’amour » dans ce magma en fusion vengeur ? la « danse des diables et des dieux » célébrant le retour des Eléments Triomphants s’accomplit avec « la flamme dans vos yeux » qui grandit. Seuls les défenseurs de la Nature Bafouée seront sauvés. Vous l’avez compris, il faut voter « Europe Ecologie » ou vous allez tous crever cramés.

L’incantation « Allumer le feu » doublement scandée par deux fois trace ainsi le cadre parfait de la preuve au carré de la Victoire Future du Feu Purificateur des Défenseurs de Gaia.

 

2ème strophe :

« Laisser derrière toutes nos peines
Nos haches de guerre, nos problèmes
Se libérer de nos chaînes
Lâcher le lion dans l'arène

Je veux la foudre et l'éclair
L'odeur de poudre, le tonnerre
Je veux la fête et les rires
Je veux la foule en délire »

 

« Laisser derrière toutes nos peines ». Une prophétie est toujours l’annonce d’une rupture. Il y a un « avant » et un « après ». Il faut renoncer à notre passé pour apprécier notre vie future. Pour cela, il faut se débarrasser de nos anciens titres de gloire et de puissance (« Puissance et Gloire » comme le chantait si bien Herbert Léonard : http://www.youtube.com/watch?v=T3YEtk6TH2U ).

C’est ce que suggère le vers suivant « Nos haches de guerre, nos problèmes », il est à noter l’assimilation entre le symbole de puissance qu’est la hache avec les ennuis sous-jacents de l’exercice du pouvoir.

 

« Se libérer de nos chaînes » sera la récompense de la résilience. Le message est clair, même pour les diminués du bulbe qui pleurent l’arrêt de « Carré Viip ».

 

La dernière partie de la strophe montre une opposition inusitée de deux tableaux apparemment opposés, d’un coté :

« Je veux la foudre et l’éclair
L’odeur de poudre, le tonnerre. »

De l’autre :

« Je veux la fête et les rires
Je veux la foule en délire »

La Solution passe par le Chaos Libérateur, le retour à l’Entropie Originelle du Big Bang, Source du Tout. L’acceptation de cette Loi Universelle exprimée par le 2ème principe de thermodynamique : « L’entropie ne peut qu’augmenter ».

Point de fatalisme passif, mais la reconnaissance d’une Loi Fondamentale contre qui le refus ne pourrait que nous être fatal.


 

Sucker Punch : ...sombre est le monde des rêves...

 

Le SEUL type bien, le seul... Girl Powââârrr Une ORDURE... Un type d'une connerie criminelle...

Le SEUL type bien, le seul...
Le SEUL type bien, le seul... 

 

Ca pourrait être le dernier film à la mode pour ados gentiment rebelles : des héroïnes qui affrontent des géants, des soldats zombies, des monstres, des robots sur fond (à fond) de rock bourré d’hormones juvéniles.

Les jeunes filles sont contentes, elles ont la place d’honneur. Les mecs, aussi, ils peuvent mater la conscience tranquille en tenant la main de leur dulcinée alter-boutonneuse.

Oui, mais…

Point de romance Twilightesque, « this is a girl’s world » et le « man’s world » n’est pas joli-joli-joli, Mr (James) Brown. Elles n’ont pas le temps de penser aux petites fleurs et aux abeilles, elles luttent pour leur vie.

Les filles ont le premier rôle, mais les hommes... beuh... à part le personnage du Sage-Commandant-Chauffeur de car joué par Scott Glenn, tous les mecs sont immondes, ou au mieux d'une connerie criminelle comme le High Roller-Médecin.

Pas de préoccupation existentielle à la « American Pie », non plus…

Aucun humour Harry Potterien, pas de faire-valoir gaffeur-ridicule.

Du rêve pour fuir la réalité…

Mais quelle réalité ? L’enfermement dans un asile psychiatrique glauque et crade.

Quel rêve ? La vie dans un bordel glauque et… glamour ? Vous trouvez ça glamour les maisons closes ???

Seul le rêve dans le rêve est libérateur : les séquences de baston façon manga.

C’est trop sombre pour un film de gosses. Même pour des gamins élevés dans du « Call of duty » et autres saloperies para-militaires…

 

Est-ce pour autant un blockbuster décérébré (pléonasme) ?

Avec une mise en scène lourde comme ma 7 cordes quand je la détune en LA.

En vrac : des très gros plans dramatiques, des contre-plongées flippantes, des plongées écrasantes, des ralentis pathétiques, des acteurs manichéens comme dans une rédaction de CM1.

Oui, mais…

Si cette esthétique échappée de « 300 », et largement inspirée de « Sin City » va certainement mal vieillir, ça reste quand même prenant et efficace. Les dix premières minutes, sans dialogues, sont assommantes comme la bande-son : on prend tout en pleine poire et dans les oreilles. PAF !!! (le chien).

On verra dans quelques années si Zack Snyder rejoint le cimetière des réalisateurs-clipeurs comme Russel Mulcahy et son 1er « Highlander », le dernier film valable de Christophe « Nanard-Man » Lambert.

 

Et si… c’était moins con que ça en a l’air ?

C’est un blockbuster, certes, avec des ingrédients féministes, une bonne lampée de noirceur, une bonne louche de geek-culture qui donne à l’arrivée un machin impressionnant, OK, mais surtout émouvant.

Il arrive qu’Hollywood faille à sa règle du « happy end », et quand ce genre d’éclipse se produit, on en est tout paumé.

Exactement ce qui arrive en sortant de la salle : secoué, dérangé. Aïe, caramba…

Moins subtil que « Watchmen », bien plus fort que « 300 ». Au milieu, quoi.

 

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